La procédure judiciaire entourant la vente controversée du RSC Anderlecht à Marc Coucke continue de s’étirer dans le temps, avec l’ancien dirigeant du club, Herman Van Holsbeeck, toujours au centre des interrogations plusieurs années après la transaction.
Bien qu’il se soit éloigné du football professionnel de haut niveau et qu’il soit désormais impliqué dans un rôle de conseiller au sein du club amateur KFC Rhodienne-De Hoek — où joue également son fils — Van Holsbeeck reste partiellement tourné vers les tribunaux plutôt que vers les terrains.
Cette affaire de longue durée, qui examine les conditions du rachat d’Anderlecht, doit reprendre les 27 et 28 mai, avec de nouvelles audiences prévues les 4 et 5 juin. Elle demeure l’un des dossiers judiciaires les plus complexes et les plus longs du football belge, remontant à environ huit ans.
Interrogé par DAZN, Van Holsbeeck est revenu sur la pression liée à cette affaire et sur le jugement public qui l’accompagne. Il estime que les personnalités publiques sont souvent condamnées dans l’opinion avant même la fin du processus judiciaire, tout en critiquant la lenteur de la justice belge.
« Cela fait déjà huit ans et nous sommes encore loin de la fin », a-t-il déclaré.
Au cœur du dossier figurent des interrogations sur le degré d’information dont disposait Marc Coucke lors du rachat. Van Holsbeeck reconnaît la complexité de la transaction, expliquant que de nombreux documents ont été signés lors de la vente, certains dans des conditions qu’il remet aujourd’hui en question.
« J’ai signé des documents que je n’aurais pas dû signer », a-t-il admis.
Il rejette toutefois fermement les accusations selon lesquelles il aurait mal géré les finances du club ou pris seul des décisions majeures. Selon lui, toutes les décisions importantes, y compris les transferts coûteux, relevaient du conseil d’administration.
« J’ai toujours appliqué la politique définie par le conseil d’administration »,
a-t-il insisté, se distanciant des accusations de mauvaise gestion financière.
Alors que la bataille judiciaire se poursuit, cette affaire reste un chapitre majeur et toujours non résolu de l’histoire moderne du RSC Anderlecht.