Le président du FC Nantes, Waldemar Kita, a fermement défendu sa gestion du club, affirmant que malgré des pertes financières personnelles importantes, son bilan global reste sous-estimé, alors que les critiques des supporters continuent de s’intensifier.
Dans un long entretien accordé à Eurosport, publié avant la rencontre de Nantes face au PSG, Kita est revenu sur certaines erreurs reconnues, tout en insistant sur sa gestion globale du club. S’il a admis des fautes, notamment le recrutement de Luis Castro, il a surtout mis en avant ce qu’il considère comme un aspect trop souvent ignoré de sa présidence : son engagement financier.
Ses prises de parole médiatiques sont devenues plus rares, reflet d’un fossé grandissant entre la direction du club et ses supporters. Mais lorsqu’il s’exprime, Kita adopte un ton ferme et défensif, en particulier sur les réalités économiques du football moderne.
Il s’interroge sur la capacité des clubs traditionnels à rivaliser dans un environnement dominé par des propriétaires milliardaires et des projets étatiques, citant une remarque de son fils pour illustrer l’ampleur des investissements nécessaires dans le football actuel :
« Vous savez, mon fils a dit une fois : “On dit que le meilleur moyen de devenir millionnaire, c’est d’être milliardaire et d’acheter un club de football.” »
Kita est ensuite revenu sur son implication financière personnelle, affirmant avoir régulièrement injecté des sommes importantes dans le club, dont environ 45 millions d’euros en fin de saison dernière.
« Je perds énormément d’argent », a-t-il déclaré. « Mais personne n’en parle, tout le monde s’en fiche. Non, non, vous en parlez parce que je vous pousse à le faire. »
Malgré les critiques liées aux résultats sportifs et à la direction du club, il a fermement défendu sa gestion sur les aspects extra-sportifs.
« Gestion humaine, administrative, financière, marketing, communication, partenaires : personne ne peut dire du mal de ma gestion », a insisté Kita. « Le sportif, c’est à part. L’entraîneur ne me laisse pas entrer dans le vestiaire. Je n’ai jamais vu ça ailleurs dans ma vie. »
Ses propos illustrent les tensions persistantes au FC Nantes entre investissements hors terrain et attentes sportives, dans un contexte de débat de plus en plus vif sur l’avenir du club.