La défaite 2-0 d’Anderlecht sur la pelouse du KRC Genk, dimanche après-midi, a été largement éclipsée par une vive polémique arbitrale qui a laissé le club bruxellois furieux et frustré.
Si Genk a assuré une victoire importante en Jupiler Pro League grâce à des buts tardifs, ce sont surtout les circonstances entourant l’ouverture du score qui ont dominé les débats d’après-match.
Pendant une grande partie de la rencontre, Anderlecht a bien résisté et semblait en mesure de repartir avec un résultat de Limbourg. Genk n’a trouvé l’ouverture qu’à la 68e minute, lorsque Yira Sor a profité d’une passe en profondeur parfaitement dosée pour conclure avec sang-froid. Robin Mirisola a ensuite scellé le succès d’une tête à la 84e minute, mettant définitivement les siens à l’abri.
Mais Anderlecht estime que le premier but n’aurait jamais dû être accordé. Dans l’action qui précède, le défenseur Nathan Saliba a été touché par l’attaquant de Genk Aaron Bibout et s’est écroulé au sol en se tenant le visage, les images télévisées montrant clairement le Canadien avec la lèvre ensanglantée. Malgré cela, le jeu s’est poursuivi et le but a été validé après un long examen de la VAR.
Cette décision a provoqué la colère des joueurs, du staff et des supporters d’Anderlecht, qui considèrent que l’arbitre aurait dû arrêter le jeu pour une faute et une possible blessure à la tête. L’entraîneur intérimaire Edward Still n’a pas caché son agacement après la rencontre, affirmant en conférence de presse que son équipe « ne méritait pas de perdre » et désignant cet épisode comme un tournant du match.
Sur les réseaux sociaux et les forums de supporters, la colère n’a cessé de monter, certains évoquant une répétition de décisions controversées défavorables au club ces dernières semaines. De son côté, DAZN Belgique a largement rediffusé l’action litigieuse, alimentant encore davantage le débat dans le football belge.
Pour Genk, cette victoire entretient les ambitions du club, mais pour Anderlecht, ce revers accentue un climat déjà tendu, où décisions arbitrales, incertitudes autour du staff technique et difficultés offensives se retrouvent désormais sous le feu des projecteurs.